Bienvenue sur le site de l'association des Amis du Musée d'Art Moderne de Troyes
Amis Musée d'Art Morderne TROYES
Musée d'Art Morderne

barre-rose

En l’espace de quarante ans, Denise et Pierre Lévy ont constitué une collection conséquente de peintures, sculptures, dessins, objets d’art témoignant des grands moments de l’art en France depuis la fin du XIXe siècle jusqu’au début des années 1960. Depuis sa création, le Musée d’art moderne a vocation d’enrichir cette collection par des dons ou des achats afin de compléter ces fonds d’œuvres en apportant de nouvelles pièces d’artistes présents ou absents de la collection rassemblée par le couple Lévy.

Les Sculptures

 

Edgar Degas (Paris, 1834 – 1917)

Cheval et Jockey

Bronze, Ed. Hébrard, n° cheval 32/T, n° jockey 36/I
H. 26,5 cm
MNPL 1584, 1 et 2

A l’exception de la Grande Danseuse exposée en 1881, les sculptures de Degas sont restées inconnues jusqu’à sa mort.
Seuls quelques amis les avaient vues dans son atelier.
En 1920-1921, des tirages en bronze furent exécutés chez A. Hébrard d’après les originaux, extrêmement fragiles.

On a souvent dit que Degas s’était seulement tourné vers la sculpture à la fin de sa vie quand sa vue avait beaucoup baissé. En fait, il commença à modeler la terre ou la cire vers 1865. […]

Selon M. Beaulieu, la sculpture du Cheval et Jockey rapproche ce groupe d’un détail du tableau du Musée du Jeu de Paume, Chevaux de courses, devant les tribunes, peint vers 1879 ; J. Adhémar, reproduisant la cire originale, la place vers 1865-81.

André Derain (Chatou, 1880 – Garches, 1954)

Femme aux cheveux longs

Bronze
H. 34,5 cm
MNPL 1635

Au cours de l’automne 1938, un violent orage déracine un sapin de sa propriété de Chambourcy. André Derain eut la consolation de trouver dans l’excavation provoquée par le déracinement, une terre dont la nature lui parait propice à la réalisation d’un désir qu’il caressait depuis longtemps : faire du modelage ; de surcroît, il allait pouvoir travailler avec sa propre terre.
Bientôt, autour de la maison, s’élevèrent de nombreuses petites collines aux teintes diverses qui séchaient au soleil. Il faisait lui-même tous les travaux préparatoires de nettoyage et de criblage.
Le grand enthousiasme qui animait l’artiste au début ne se ralentit pas et il modela jusqu’à ses derniers jours.
Après la mort de Derain, ses créations furent coulés en bronze afin que celles-ci ne retombe en poussière.

Aristide Maillol (Banyuls, 1861-1944)

maillol-nue-debout

 

 

Nu féminin debout, 1900

Bronze
H. 66 cm
Signé sur la terrasse : AM.
MNPL 1675

 

 

 

Femme debout tenant une draperie, 1906

Bronze
H. 63 cm
Signé à la base : A. Maillol
MNPL 1674

Ayant eu la révélation des peintures et des bois sculptés de Gauguin, Aristide Maillol, qui ne commença à pratiquer la sculpture que vers 1895, voyait dans la taille directe, la base du métier de sculpteur.
Ces deux sculptures ont été exécutées en bois avant d’être tirées en bronze par les soins d’Ambroise Vollard. De l’une d’entre elles, il existe un exemplaire qui a appartenu à Maurice Denis.
« Les figures les plus anciennes en date, que Maillol taille dans un bois veineux, se dressent les jambes jointes ou à peine séparées. On a beaucoup parlé de la candeur de ces figures frontales. Elles sont bloquées. Elles ne sont pas rigides ; leur naïveté plus apparente que vraie, a une saveur bizarre ; leur plans convexes émanent les uns des autres. (…) La Baigneuse debout, de 1900, porte en germe la plupart des figures qu’exécutera Maillol. Elle est construite autour d’un noyau central. Les muscles sont enveloppés. Les seins sont placés haut. Le ventre est ferme, les chevilles sont lourdes. La tête impossible est un chapiteau couronnnant une colonne. La matière, cette chose ductible, s’anime. » (W. George, Maillol, p.47).
La présence d’une de ces sculptures dans un tableau de Bonnard de 1908, Femme dans un intérieur confirme bien la date attribuée par Rewald à cette sculpture. Sue et Mare en ont placé une dans le Salon Bourgeois de l’exposition des Arts décoratifs de 1925.

Pablo Picasso (Malaga, 1881 - Mougins, 1973)

 

picassoLe fou, 1905

Bronze
H. 41 cm ; L. 36 cm
MNPL 1679

Cette sculpture est l’une des plus célèbres de Picasso, est mentionnée dans la plupart des ouvrages sur l’artiste ou sur la sculpture du XXe siècle.

“Grâce à Vollard qui, quelques années kus tard, fit couler en bronze les originaux, il existe quatre sculptures de cette période (1905). La tête d’un bouffon coiffé d’une couronne grotesque et d’un bonnet pointu, un sourire équivoque au coin des lèvres est le plus réussi de ces bronzes; il possède une âpre solidité due à son modelé rugueux qui accroche la lumière et la répand sur la forme. Le visage est fin et, sensible, et le bonnet et la couronne jaillissent de la tête comme une fleur. Picasso l’entreprit, un soir en rentrant du cirque avec Max Jacob. D’abord à la glaise prit tout naturellement, les traits de son ami, mais le lendemain, il reprit son travail et seule la partie inférieure du visage garde la trace de la ressemblance initiale. Il ajouta le bonnet du bouffon quand la tête changea de personnalité.” (R. Penrose, p.131)

Auguste Rodin (Paris, 1840 – Meudon, 1917)

 

rodinBalzac

Bronze
H. 32 cm
MNPL 1680

On connaît l’histoire du monument de Balzac commandé à Rodin par la Société des Gens de Lettres en1891, refusé en 1898, et objet d’interminables polémiques. Il ne fut érigé au carrefour Vavin à Paris, qu’en 1939, dévoilé par Maillol et Despiau.
C’est ici, une des études les plus poussées pour le visage de Balzac, assez différente de l’état définitif. Une version très voisine est datée par G. Grappe (Catalogue, 1944, n°265) de 1893.