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Amis Musée d'Art Morderne TROYES
Musée d'Art Morderne

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En l’espace de quarante ans, Denise et Pierre Lévy ont constitué une collection conséquente de peintures, sculptures, dessins, objets d’art témoignant des grands moments de l’art en France depuis la fin du XIXe siècle jusqu’au début des années 1960. Depuis sa création, le Musée d’art moderne a vocation d’enrichir cette collection par des dons ou des achats afin de compléter ces fonds d’œuvres en apportant de nouvelles pièces d’artistes présents ou absents de la collection rassemblée par le couple Lévy.

Les objets d'Art

 

Maurice Marinot (Troyes, 1882-1960)

En 1911-1912, des amis mettent à la disposition de Maurice Marinot un atelier de verrerie à Bar-sur-Seine. L’artiste y travaille jusqu’en 1937, date à laquelle la verrerie ferme ses portes et Maurice Marinot se consacre définitivement à la peinture.
La datation de l’œuvre de verrier de Marinot, grâce à l’attention de sa fille Florence, est mieux connue qu’on ne pourrait le craindre, tous les documents et notes de l’artiste ayant été détruits en 1944. Cet œuvre se divise en plusieurs périodes.

Vase ovoïde couvert, 1912

Verre transparent, décor émaillé bleu, roux et blanc : motifs géométriques et, dans un médaillon, l’église des Noës.
H. 42 cm ; L. 20 cm
Signé au dos : m.marinot
Cat. Marinot FM 308
MNPL 1840

Ce vase date de la première période de création verrière de Maurice Marinot. Cette première période s’étend de 1912 à 1922 (avec une interruption causée par la Première Guerre mondiale). A cette époque, Marinot fait en somme de la peinture sur verre, dessinant des pièces en verre généralement transparente, parfois teinté.  Ces pièces sont exécutées par des ouvriers de la verrerie, puis Marinot les décore d’émaux opaques.

marinot-flaconGrand flacon de forme forme ovoïde à décor de gouttes, 1923

Verre soufflé blanc transparent à décor de gouttes en épaisse morsures à l'acide sur fond givré.
H. 21 cm
MAMT.2010.2.1
Achat de la Ville de Troyes  avec le soutien de la Société des Amis du musée d'Art moderne et du FRAM.

Cette pièce date de la deuxième période de la création verrière de Marinot. Non satisfait d’avoir à se soumettre à l’exécution d’autrui, il apprend à souffler le verre.
A partir de 1923, son style et sa technique changent du tout au tout. Désormais, il réalise des flacons épais, de lourds vases décorés dans la masse de trainées d’oxydes colorés, de bulles plus ou moins ordonnées. La surface est parfois profondément entaillée grâce à l’acide, ou taillée à la roue. Ses recherches relèvent alors de la sculpture, d’une sculpture quasiment architecturée.

Flacon de contour quadrangulaire, 1934

Verre transparent doublé, décor intercalaire craquelé de vert sur fond noir ; décor modelé à chaud à l’épaulement.
H. 15,5 cm
Signé sous la base
MNPL  1808

Dans ses dernières années de travail du verre, Marinot est rigoureusement fidèle au matériau qu’il utilise. Renonçant aux décors extérieurs, il travaille à chaud le verre fluide.

Claude Monod (Antibes, 1944 – Le Touron, 1990)

Plat, 1985

Verre soufflé, scié, thermoformé, déroulé sur
un moule en plâtre à partir d’un cylindre décoré
sur plaques sur fond noir, taillé et poli à la main ;
petits pieds rajoutés, pendant le déroulement sur le moule, dans le four électrique
H. 4,6 cm; L. 31,5 cm; P. 20 cm
Marque d’atelier et date gravées à la pointe dessous la pièce : claude Monod août 85 [marquage effectué par Isabelle Monod]
Troyes, MAM, don Isabelle Monod, 2011
MAMT.2011.8.24

Le plat a été taillé et poli à la main par Joseph
Tomecko (né en 1945, en Slovaquie) au Centre
International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques (CIRVA) d’Aix-en-Provence, quand Claude Monod y faisait un stage de taille. (Olivier LE BIHAN, Claude et Isabelle Monod : Verre : Donation d’Isabelle Monod et acquisitions récentes du Musée d’art moderne de Troyes : [exposition, Musée d’art moderne de Troyes, 27 mars – 30 décembre 2012], Milan, SilvanaEditoriale, 2012)

Isabelle Monod (Genève, 1945)

Mémoire I, 1988

Verre soufflé (petits vases), partiellement moulé (cubes) ou modelé à chaud, à décor intercalaire de filaments : composition
formée de cinq colonnes (référencées, de gauche à droite: a, b, c, d, e), treize éléments collés à froid (cahier de soufflage n° XI)
H. 29 cm (maxi) ; L. 29 cm ; P. 7,5 cm
Signature, date et titre gravés à la pointe à droite
au bas de la colonne e : Isabelle / 27 juin 88 / mémoire I.
Troyes, MAM, don de la Société des Amis du MAM, 2012
MAMT.2012.3.1

Fin de siècle, fonds de tiroir, toupies et autres chimères
Sept pièces, octobre 1999

Verre soufflé, pierre, bois, chanvre, balais de ramoneur écorce d’avocat.
H. 25 cm; L. 90 cm; P. 20 cm
Signature, date et référence sous chaque élément : Isabelle / oct. 99 / 6 à 12
Troyes, MAM, don Isabelle Monod 2011
MAMT 2011.9.2

On va où
On fait quoi ?
Je fais quoi ?
Et pourquoi ?
Pour quoi ?
Pour qui ?
Vanité ?
Ou nécessité ?
Faire
Ne pas penser
Ne plus penser.

Fin de siècle : moment bilan, boulot chemin de vie Fonds de tiroir : « Je pense à ma grand-mère paternelle qui classait tout et rangeait dans une boîte, soigneusement étiquetée, les bouts de ficelle ne servant à rien.
Dans mes tiroirs à l’atelier, il y avait largement de quoi tirer quelque chose de ce rien. L’important était de trouver le fil conducteur »  Toupies : « Certaines tournent, d’autres pas »
Chimères : « une partie de la définition du Petit Robert correspond à ce que je mets dans ce mot : fantasme, fantôme, folie, illusion, imagination, mirage, rêve…» (Monod 1999)
(Olivier LE BIHAN, Claude et Isabelle Monod : Verre : Donation d’Isabelle Monod et acquisitions récentes du Musée d’art moderne de Troyes : [exposition, Musée d’art moderne de Troyes, 27 mars – 30 décembre 2012], Milan, SilvanaEditoriale, 2012)

Henri Matisse (Le Cateau, 1869 – Nice, 1954)

 

matisse tapisseriePolynésie, le ciel, entre 1949 et 1950

Tapisserie de laine, basse lisse, Manufacture nationale de Beauvais
H. 196 cm ; L. 312 cm
MNPL 1684

De la Danse de 1910, à la Chapelle de Vence, l’art de Matisse a toujours eu un caractère extraordinairement mural, mais qui n’a pendant longtemps guère eu l’occasion de s’exprimer en France. En 1946, il reçoit enfin, à l’initiative de Jean Cassou, la commande de deux tapisseries pour la Manufacture nationale de Beauvais. Pour en exécuter les cartons, il utilise la technique du papier découpé et collé, qu’il avait déjà pratiquée occasionnellement depuis 1938, et qui devait être encore ensuite l’occasion de tant de réussite.
Ces deux tapisseries intitulées Polynésie, le Ciel et la Mer, où la flore et la faune océanienne s’associent en une composition totalement plane, n’emploient avec le blanc que deux tons de bleu. Elles gardent le souvenir de l’éblouissement de la lumière océanienne, qui fut, au témoignage même de Matisse, une des grandes sensations de sa vie d’artiste. Ces tapisseries ont été retissées plusieurs fois à Beauvais.

André Metthey (Laignes, 1871 - Asnières-sur-Seine, 1920)

 

metthey-globeVase globulaire à col droit

Faïence de grand feu, décorée par Derain : deux oiseaux blancs cernés de noir sur fond bleu foncé.
H. 54 cm
Signatures et marques peintes sous la base : en noir A. Derain, et la marque de Metthey, un M dans un cercle.
MNPL 1696

Au début du XXe siècle, et jusque vers 1907, André Metthey consacre son talent à l’exécution de faïences décorées par des peintres de renom : Rouault, Vuillard, Maurice Denis, Odile Redon, Vlaminck, Bonnard, Derain, etc. Il y était poussé par le marchand de tableaux Ambroise Vollard.

metthey-vase-aux-raisins-bleusVas aux raisins bleus, entre 1907 et 1910

Faïence stannifère, sous couverte blanche craquelée, émaux bleux, verts et rehauts d'or.
H. 25cm ; D. 16 cm
Diamètre du col : 8 cm, de la panse : 16 cm
Monogrammé en creux AM inscrit dans un cercle au-dessus d’un trèfle en creux.
Don de la société des Amis du musée d’Art moderne et de la Maison de Champagne Collin.
MAMT.2011.10.1

Le vase aux raisins bleus se distingue de la production ordinaire de Metthey par l’ampleur et la singularité de son décor. La pièce est aussi très caractéristique de la complexité des recherches engagées par le potier d’Asnières, pour la maîtrise des couleurs et des techniques d’émaillage associées à l’application de rehauts d’or. Les pièces qui conservent comme celle-ci trace des difficultés rencontrées dans la stabilisation du décor sont extrêmement rares.

Odette Lepeltier (Paris, 1914 – 2006)

Jeune femme au coq, 1952

Céramique blanche émaillée
H. 61 cm
Don de la Société des Amis du musée d'Art moderne de Troyes, 2012
MAMT.2012.6.1

Désignée dans le catalogue de la vente du fonds d’atelier d’Odette Lepeltier, sous l’appellation, jeune fille au coq, cette importante céramique est composée en deux partie le tout formant pique-fleurs. Il s’agit d’une pièce unique d’une grande finesse d’exécution. La coiffure du personnage semée fleurs (tulipes ou crocus) lui prête l’apparence d’un saltimbanque coiffé d’un bonnet à grelots (sujet familier dans la peinture et la sculpture contemporaine offre sans doute une variation moderne sur le thème des korés en buste accompagnées d’attributs animaux découvertes dans les nécropoles rhodiennes. Odette Lepeltier adapte ce thème archaïque emprunté à l’art funéraire des anciens aux enjeux de la production figurative de l’après-guerre.