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Amis Musée d'Art Morderne TROYES
Musée d'Art Morderne

Max  ERNST

(Brühl, 1891 – Paris, 1976)

Après avoir suivi des cours de philosophie, de psychologie et d’histoire de l’art, Max Ernst se rapproche du mouvement du Blaue Reiter et expose pour la première fois à la galerie Der Sturm de Berlin, des œuvres qui expriment le climat expressionniste.

Il rencontre Jean Arp en 1914, puis le rejoint à Cologne en 1919 où ils créent avec Baargeld, un foyer important du dadaïsme. Avec Arp, il réalise des collages intitulés Fatagas (Fabrications de tableaux garantis géométriques). Au cours d’un voyage à Munich, il rencontre Paul Klee et découvre l’œuvre de De Chirico à une exposition organisée par Valori Plastici. En 1921, il participe à l’exposition orgnaisée par André Breton à la Galerie Au Sans Pareil à Paris, où il s’installe l’année suivante. Il adhère au surréalisme, dont il donne une interprétation extrêmement personnelle de la poétique que ce soit dans ses œuvres ou dans son Traité de la peinture surréaliste.

Max Ernst évolue après 1922 vers une exploration méthodique de l’inconscient et aborde des thèmes précis tout en s’approchant des techniques particulières de dessin tel le frottage et en réutilisant des illustrations du XIXe siècle dans ses deux célèbres « romans-collages ».

Ces procédés continuent par la suite à caractériser son travail, comme le démontrent les œuvres les plus fantastiques et organiques de la série des Forêts, des Villes,  ou du personnage fantastique Loplop. En 1939, Max Ernst s’installe aux Etats-Unis où il reste jusqu’en 1953. A cette époque, qu’il passe en Arizona, appartiennent des œuvres définies de « calmes violences » telles l’Europe après la pluie (1940-42) ou la sculpture Le roi joue avec la reine. La période de l’Après-guerre, sa production se poursuit sur un rythme très intense, tant en peinture qu’en dessin où la composition lyrico-narrative s’est accentuée mais également en sculpture, dont le caractère totémique s’enrichit de références anthropomorphes ou zoomorphes.

(Emmanuel BENEZIT, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays par un groupe d’écrivains spécialistes français et étrangers, [Paris],  Gründ, 1976)

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